Marathon de Bangkok : contre performance de malade, meilleur titre que je puise balancer.

Je n’avais pas fait de Marathon depuis celui de Sénart, où j’vais finis 6 ème et empoché l’énorme prize money de 100 euros, ah, ah, ah !!! Vous me direz çà ne fait pas chère du kilomètres, surtout si vous prenez en compte les km mangés à l’entraînement.

On parle aujourd’hui d’un Marathon, qui n’a rien à voir avec les autres courses que j’ai pus faire, pour la première fois de ma vie, j’ai eu un peu peur pour ma santé, pendant, mais surtout après ma course.

 

 

Le liens de ce Marathon de merde :

http://www.bkkmarathon.com/home-EN.php

Départ de la course

 

Le départ est à 2 heures du matin, en sachant que tu es sur place 2 heures avant la course, le sommeil a été dur à gérer … Ce fut déjà compliqué a expliqué au taxi ou nous voulions aller, nous y sommes quand bien même arrivé, sans trop galérer. Je fais l’inspection des lieux, pour ce qui des consignes, toilettes, zones d’échauffement, et lignes de départ. Avant de prendre le départ, je fais un petit échauffement de 10′ pas plus, j’ai le maillot trempé, et une FC (Fréquence Cardiaque) de 125 alors que çà fait 10 minutes que je suis sur la ligne de départ. Je vois des Japonais, j’entends deux Français, et caché en 4 ème ligne, je vois 4 coureurs Africains, je trouve çà assez étrange que les mecs se fassent tout petit. Il y a bien sûr des Thaïlandais affûtés, qui eux, ont l’habitude du climat … Le coup de feu est donné, place à la bagarre !!

J’avais annoncé TOP 10 ou rien, et bien çà sera rien, voir le liens :  http://nopainnogainrunning.com/parution-de-npng-running-dans-2-magazines-en-thailande/

 

La course (de l’enfer)

Marathon de Bangkok : contre performance de malade

Je ne vais pas me vendre comme le mec le plus dur de la terre, mais en terme de tête brûlée, je suis pas mal. Je m’étais dit que mon allure de course allait être de 3’50/km, première erreur, que j’ai corrigé à partir du 5 ème km, et j’ai très bien fait. Quand tu sens que l’allure que tu dois avoir pendant 42.195 km, est pénible à tenir des le début, il faut être un con pour continuer comme cela. J’ai donc accepté, et je suis passé à 4’/ km où je me sentais très bien. À cette allure, je commence à remonté des têtes qui elles n’avaient pas accepté de revoir à la baisse leur allure, putain ! Je me sens bien, et je suis sur que cette allure va pouvoir être maintenu jusqu’à la fin.

 

 

L’humidité est de 80 %, la chaleur est de 30°, et à chaque ravitaillement je bois deux verres d’eau glacé (ooh le con), et je me verse des verres d’eau sur la tête histoires de faire tomber la températures de mon corps. Au km 21, je suis dans le TOP 15, c’est parfait, mais çà, c’était avant le drame …

 

Le parcours

Trop cool, tu cours 15 minutes dans la ville, puis tu prends une sorte d’autoroute pendant 21 km aller, puis tu fais le chemin retour. Pas un spectateur, pas un virage, par contre tu as deux petits murs qui te flinguent les jambes, une longue ligne droite aller / retour, avec un virage à 180° pour faire le chemin inverse. C’est vrai que je n’ai jamais aucun souvenir concernant le tracé de la course, et bien cela tombe bien, car pour le coup, je n’ai rien à me souvenir en, si ce n’est que parfois, tu cours quasiment dans le noir, car les lampadaires ne fonctionnent plus.

Le top du top reste tout de même cela : le marathon ne faisait pas 42.195 km, mais plutôt 46 kilomètres, je pense. Putain, mais vous l’avez vu où çà !! Même le plus pourri des Marathons en France va respecter le métrage, et là, je cours dans la capitale de la Thaïlande, et les mecs de l’organisation ne sont pas capables de respecter une distance.

Marathon de Bangkok : contre performance de malade

Je ne crache pas dans la soupe, je crache directement à la gueule de l’organisation qui premièrement n’est pas capable faire un Marathon de la bonne distance, mais de plus ne trouve rien de mieux que de servir de l’eau glacé, avec de glaçons de dedans. Le résultat, un mal de ventre qui augmente au même que mon allure commence à chuter à 4’154’20, puis 4’455’15, pour tomber à 6’15/ km, c’est-à-dire mois de 10 km/h, ah ! ah ! ah ! Je finis par ne plus pouvoir marcher, par contre je suis au top en ce qui concerne chier sur le bord de la route, et vomir tout ce que j’ai dans le ventre, le mélange des deux n’est pas beau à voir, ni à sentir. Au 37 ème kilomètre, alors que cela fait 10 km que je survis ( je suis en train de crever), une ambulance (une camionnette) vient me chercher pour me ramener, enfin, c’est ce que je crois … En fait, elle roule 2 km, pour sortir de la course et me demande de sortir et de trouver un taxi pour rentrer chez moi. Mais va Niqu ta Mè !!!, tu me ramènes au village de la course pour que je puisse récupérer mon sac, et ma nana qui elle finira son marathon.

L’après-course

Cela devait être orgie de junk food et bière au bord de la piscine, et bien la fête se passera sous la couette, avec la peur d’avoir attrapé une bactérie, qui va devoir me faire aller à l’hôpital, et crever loin de chez moi. Je suis sérieux, je vis à l’autre bout du monde, et ici, c’est beaucoup plus facile de mourir ou tomber bêtement malade. J’ai lu cette phrase peu de temps après cet échec :  » je ne perds jamais, soit j’apprends, soit je gagne », et bien là, on va dire que j’ai appris la bibliothèque en entière.

 

Prochaine Marathon

Le Marathon de Bangkok, oui, mais un autre, qui est en partenariat avec la franchise IRONMAN, avec çà, je me dis que la distance sera vraiment 42.195 km, et je prendrais le départ de ma course avec ma gourde. Le rendez-vous est pris pour début février. Entre temps, je vais faire un ou deux 10 km, et trouver un semi histoire de reprendre confiance en moi.

Conclusion

Ici, en Thaïlande, tout est à l’arrache, rien n’est carré, c’est le bordel dans tout, mais de là à ce que le Marathon ne fasse pas la distance officiel, c’est dingue. De part les conditions climatiques, les distances qui ne sont jamais celles qu’elles devraient être, je n’éclaterais jamais un chrono ici, alors je vais me bagarrer pour faire des beaux classements, et prendre du plaisir.

Merci à tout le monde, les gens qui me suivent sur les réseaux sociaux, mes amis, les marques qui me soutiennent, mais sur ce coup, j’ai merdé, et c’est le cas de le dire !

6 commentaires

  1. Bravo Thibault pour l’apprentissage et MERCI pour les erreurs que l’on devrait éviter grâce à ton partage de cette expérience!
    Perso je pense que tu te décharges un peu trop sur les facteurs externes de cet échec constructif.
    Ta générosité à nous faire partager ton expérience si proche du Marathon plutôt que d’intérioriser, te mettre la pression à vouloir un top 10 (sans connaître tes concurrents, leurs évolutions ni d’avoir tes repères sur marathon dans ses conditions), partager sur facebook à quelques heures du départ et puis ta vitesse spécifique aurait du être travaillée (tu n’est pas profane ni sur place depuis hier).
    Désolé pour le franc parlé, mais je suis certain que pour février 2018 tu serras au top.
    Encore merci pour le partage et félicitations à Mme aussi belle que courageuse.
    Martin

    1. Salut, et merci pour ton soutien,

      pour te répondre, sincèrement, et sans faire de blabla, mon Top 10 je l’avais ! Mais une course n’est finie que lorsque la ligne d’arrivée et franchie, et moi c’est l’ambulance qui m’y a amené, donc mon Top 10, je l’ai bien eu dans le cul. Match retour le 4 février, toujours à BKK …

      AU plaisir

      Thibault

  2. Tu te trompes sur Ironman les distances sont approximatives. c’est un peu folklorique surtout à la natation et à la CAP. j’ai déjà expérimenté 1k de plus et 3k de moins…. et cela en Europe

  3. Wouaw tu as activé le mode Kaïra Super Saïan !!

    Merci pour ton partage, plein d’enseignements, et d’énergie communicative, je trouve sincèrement que tu nous livre ton expérience avec beaucoup de courage. Encore merci.

    Personnellement cela m’évoque la nécessaire humilité et le fait de se rappeler que finalement il n’y a que notre préparation qu’on maitrise.
    Il y a toujours des facteurs externes qui nous dépassent, qui nous échappent, et c’est peut être à cela qu’il faut se préparer : comment réagir, réguler ses émotions, et adopter les bonnes tactiques face à l’imprévu ?
    Il y a un exemple quand tu régules ta cadence, pour ça il faut écraser son ego, savoir écouter son corps et finalement faire preuve de stratégie…

    Vraiment j’applaudis ton courage et ta franchise. Le fait que tu redémarres tout de suite, et progressivement. Il est important de reconstruire le mental par étape. Il ne faut pas négliger cela.
    Après, je trouve que tu es trop dur avec toi, je ne vais pas te faire de la psychologie de comptoir, mais il le semble que la colère que tu as contre l’organisation est une colère que tu as contre toi.
    Peut être que je me trompe. ..
    En tout cas Big up pour ces partages, cela me donne de la force, de la motivation et cela pousse à réfléchir.
    Force Mister NPNG.

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